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Insubordonné


Mademoiselle Industrie m’boude, me traite d’insubordonné Dit qu’j’suis pas rentable quel que soit l’support donné Je suis en marge, elle m’appellerait Iverson Allen Car j’fais partie d’ceux qui disent  » Non  » Comme le suggère Wallen Plume à Scandale est un souvenir mauvais dit-elle Elle veut du rap spiritueux, pas spirituel Mauvais souvenir car j’ai mis Jésus dans l’mix Mauvais souvenir comme l’année 2015 des New York Knicks Elle menace de m’faire la guerre parce que j’suis pas conforme Mais rien qu’le stylo ma Bible et moi C’est une armée qu’on forme Le rap est sale, j’le dépoussière et passe la serpillière En plus de ça j’aspire à rendre Molière fier L’hiver est rude, les caisses n’ont plus de cash Mon compte se vide à vue d’oeil, le portefeuille est lâche Et c’est là que Mademoiselle Industrie passe à l’attaque Et elle m’dit :  » Le rap ça paye, il remplira ton sac wesh !  » Offre alléchante j’avoue, elle veut du son qui pète Des basses lourdes, des refrains light à chanter à tue-tête Mais j’ai dit  » Non  » Calme, déterminé, serein Puis si tu veux du son qui pète il y a William Saurin Oh Lord, j’veux pas qu’on dise que l’rap que j’fais s’perd Je prends la main, y’a pas qu’au hand qu’on voit des experts J’écris des rimes qui tuent en série comme Dexter Et j’fais planer l’auditeur, Clyde Drexler Mademoiselle Industrie et moi c’est Juste impossible car j’aime pas les chemins déjà tracés Les rimes déjà faites, les thèmes prédéfinis Trois morceaux à la radio et puis après t’es fini Moi j’ai mis style en 2 et substance en 1 Et si j’ai l’2 en 1 j’vais pas m’plaindre, c’est encore mieux hein ? Mais c’qui est sûr c’est que j’me plierai pas aux exigences D’un marché qui veut qu’on danse mais qu’on ne pense plus…

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