top of page
Rechercher

VOITURE NOIRE

Album : Break

Année : 2023


J’vois dans l’rétro qu’elle se rapproche, la grande voiture noire. C’est l’industrie qui veut que j’décroche à ses appels de phares. De peur qu’elle fonce et qu’elle me fauche, je reste dans mon couloir. Fenêtre ouverte et file de gauche, je trace ma propre histoire. Parce que je suis moi. Suis-moi, suis-moi, suis-moi. Et personne d’autre.


La route encore un peu en chantier. Les roues bien sur le sol et les yeux sur le sentier. Ouais, j’suis pointilleux mais ça c’est pour mieux scintiller. Et quand j’veux me dépasser j’attends pas les lignes pointillées. J’ai pas les codes mais l’moteur toujours d’attaque. La mode conduit souvent les gens à côté d’la plaque. À fond la caisse dans l’désert, j’suis le rebelle et le shérif. J’laisse les autres s’faire la guerre entre eux sur le périph’.


J’vois dans l’rétro qu’elle se rapproche, la grande voiture noire. C’est l’industrie qui veut que j’décroche à ses appels de phares. De peur qu’elle fonce et qu’elle me fauche, je reste dans mon couloir. Fenêtre ouverte et file de gauche, je trace ma propre histoire. Parce que je suis moi. Suis-moi, suis-moi, suis-moi. Et personne d’autre.


On m’a dit « Matthieu signe en maison d’disque, investis dans la presse sinon tu vas te prendre un mur ». J’ai répondu que j’optais pour le fait-maison puisque chacun sa vitesse et puis c’est chacun son allure. En feux de détresse, j’suis assuré par l’élite. Mon GPS capte au-dessus d’leurs satellites. Tout est pratique, moi j’suis guidé par le ciel. Non, il n’y a rien d’automatique car ma boîte est manuelle. Donc je m’adresse à toi, jeune artiste qui veut s’frayer un chemin sur la piste. Fais gaffe à toi, souvent le marquage est faussé. Donc sois créatif et prends ta place sur la chaussée. N’écoute pas la grande voiture noire. Ne cède pas à la pression de gloire. On t’a menti, y’a jamais qu’une seule voie. Donc ralentis et fais ton truc à toi.


J’vois dans l’rétro qu’elle se rapproche, la grande voiture noire. C’est l’industrie qui veut que j’décroche à ses appels de phares. De peur qu’elle fonce et qu’elle me fauche, je reste dans mon couloir. Fenêtre ouverte et file de gauche, je trace ma propre histoire. Parce que je suis moi. Suis-moi, suis-moi, suis-moi. Et personne d’autre.

24 vues0 commentaire

Comentarios


bottom of page